De Robert PAPAREMBORDE à Bernard LAPORTE

En février 1991, Pont-à-Mousson recevait Robert PAPAREMBORDE (53 caps en équipe de France), candidat à l’élection présidentielle de la FFR et opposé au pouvoir en place de l’époque (lire ci-dessous les circonstances).

Cette semaine, c’est Bernard LAPORTE qui nous rendait visite, avec les mêmes intentions, pour présenter son projet aux clubs Lorrains. Avec sa verve habituelle, Bernard n’y est pas allé par quatre chemins pour tailler un costard au pouvoir en place et en particulier à son président Pierre CAMOU. Par la même occasion notre président du Comité Lorraine Alain LUX, qui a eu la mauvaise idée d’être absent ce soir là, en a pris également pour son grade. On crut un moment reconnaître un ancien président, dont il fut secrétaire d’état un temps. Mais là s‘arrête la comparaison, car Bernard maitrise le français et sa syntaxe, et c’est un homme dont les convictions prennent racine sur le terrain.

Et ses propositions ne laissent pas insensible le rugby amateur, comme l’intention de créer 150 postes de cadres techniques pour la formation des éducateurs, ou l’abandon du grand stade dont on ne voudrait pas retrouver le déficit sur le prix de nos licences ; une prise de participation dans la gestion du Stade de France semblant moins risquée pour les clubs. Plus de solidarité entre les secteurs professionnel et amateur, la numérisation des licences et feuilles de match, plus de démocratie au sein de la FFR, notamment en limitant les mandats du président à deux fois quatre ans. Voilà des promesses qui si elles sont tenues, permettront de moderniser la fédération.

Bien sûr il y a le XV de France. Passage à un TOP 12, sans phases finales, contrat FFR pour les internationaux dans certaines conditions, etc … là encore les ambitions de Bernard sont grandes. On lui souhaite bien du plaisir pour convaincre les présidents des clubs pro !

La détermination de Bernard LAPORTE est grande et on peut compter sur lui pour tirer le maximum des structures de la FFR s’il est élu, pour s’en convaincre il n’est qu’à voir l’état d’épuisement de son équipe de campagne : Danièle IRAZU, Serge SIMON et Christian DULIN.

 

Les traditions ont la vie dure à la FFR !

En 1991 lorsque Robert PAPAREMBORDE cherche un club en Alsace-Lorraine pour présenter son projet de candidat à l’élection présidentielle de la FFR, c’est Jean-Louis BOUJON(*), président du Comité et colistier de PAPAREMBORDE à l’époque, qui lui propose Pont-à-Mousson. Il était accompagné de Michel PALMIER (23 caps en équipe de France).

Dans un contexte où les instances de la fédération étaient verrouillées depuis 25 ans par le clan FERRASSE et les « barons » présidents des comités régionaux porteurs des voix des clubs, PAPAREMBORDE espérait faire échec à Jean FAVRE successeur désigné du clan. Mais seulement 120 clubs étaient présents, les autres ayant donné procuration aux « barons ». Sur les 35 élus, seuls Jo MASO et PAPAREMBORDE le furent de la liste d’opposition. Pour l’anecdote, il manqua 10 voix sur 3230 à Louis HEUGA (liste FERRASSE) fondateur du RCPAM et à Jean-Louis BOUJON, pour être élus au comité directeur de la FFR.

Une ultime manœuvre vit PAPAREMBORDE se rallier à Bernard LAPASSET qui fut élu président, sans être candidat, coupant le gazon sous les pieds de Jean FAVRE.

Si le début au mandat de LAPASSET fut ouvert et démocratique, quatre ans plus tard, Bernard LAPASSET renoue avec les travers de son prédécesseur pour assurer la continuité du nouveau clan.

(*) Jean-Louis BOUJON est maintenant président du comité Ile-de-France et vice-président de la FFR.

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